Idée

Au fil d'une recherche itérative, le rôle des itérations passe de l'élargissement à la tentative de rupture

Idée principale

Une recherche itérative ne fait pas la même chose du début à la fin. Sur une préparation de l'Adobe Summit Paris 2026 menée en quinze itérations, trois phases se sont dessinées.

Au début, les itérations élargissent : elles servent à comprendre le terrain et révèlent concepts, mécanismes et premières frontières du sujet. Au milieu, elles renforcent et structurent : de meilleures preuves, des idées séparées, des trous comblés, des relations qui apparaissent entre notes. À la fin, elles attaquent le modèle : les dernières itérations deviennent des tests de rupture.

La question change avec la phase. Elle n'est plus « qu'est-ce qu'on peut encore ajouter ? » mais « qu'est-ce qu'on pourrait trouver qui obligerait à revoir ce qu'on croit avoir compris ? ».

Pourquoi c'est important

Cela donne un repère de pilotage : une recherche qui en est encore à élargir après de nombreuses itérations n'a pas trouvé sa structure ; une recherche qui n'a jamais cherché à se contredire n'a pas fini, quel que soit son volume.

Et cela distingue le chiffre final — 82 sources sur cette expérience — de ce qui compte vraiment : la manière dont le rôle des itérations a évolué.

Nuances et limites

Le découpage en trois phases vient d'une seule expérience menée dans un périmètre donné. Les frontières entre phases sont floues et les phases peuvent se chevaucher, voire repartir en arrière quand une itération de rupture trouve effectivement quelque chose.

Questions ouvertes

  • Une itération de rupture qui réussit renvoie-t-elle la recherche à la phase d'élargissement, ou seulement à celle de renforcement ?