Idée

Ingérer une source dans une base consolidée se mesure aux notes existantes qu'elle modifie, pas aux notes qu'elle ajoute

Idée principale

L'ajout d'une norme ou d'un livre de maintenance industrielle à une base déjà constituée ne se solde pas par un paquet de notes neuves. Il touche dix à quinze notes déjà écrites : une définition de glossaire précisée, une nuance ajoutée à une fiche existante, un lien créé entre deux concepts qui ne se parlaient pas, une contradiction signalée avec ce qu'affirmait une source antérieure.

Le volume produit est faible, le volume modifié est élevé — l'inverse exact de ce que fait un indexeur, qui empile des documents sans jamais toucher à ceux d'avant. C'est cette différence, et non le format des fichiers, qui sépare une base consolidée d'un dépôt bien rangé.

Une conséquence tient dans la structure du coût : l'ingestion d'une source ne coûte pas un prix fixe, elle coûte en proportion de ce que la base contient déjà.

Pourquoi c'est important

Cela donne un indicateur observable de l'état d'une base. Une ingestion qui ne produit que des créations, sur un corpus qui devrait se recouper, signale que les concepts ne se rejoignent pas : on empile des lectures au lieu de les confronter.

Cela dit aussi ce qu'il faut pouvoir faire techniquement avant de commencer. Un dispositif qui ne sait qu'ajouter ne pourra jamais consolider, quelle que soit la qualité de son extraction.

Nuances et limites

Le rapport s'inverse avec le temps : sur les premières sources, tout est création, et il serait absurde d'y voir un échec.

Et un taux de modification élevé n'est pas bon en soi. Des règles trop larges font « toucher » beaucoup de notes sans en améliorer aucune, et produisent l'agitation d'une consolidation sans la consolidation.

Questions ouvertes

  • À partir de quelle taille de base le coût d'une ingestion cesse-t-il de croître avec elle — ou ne cesse-t-il jamais ?