Idée principale
Trois couches se distinguent dans une base de connaissances tenue par un agent : les livres, les PDF et les normes d'un côté, les fichiers Markdown produits par l'agent de l'autre, et le fichier d'instructions qui dit comment passer des uns aux autres. La séparation n'est pas une commodité de rangement, elle fixe ce qui fait foi.
Les sources ne se reconstituent pas ; le wiki, lui, se refait. Corriger une règle d'ingestion et relancer produit une nouvelle version des notes, ce qui rend la couche intermédiaire jetable au sens strict — sa perte ne détruit rien d'irremplaçable tant que les sources et les instructions sont là.
Une réponse tirée du wiki reste donc sourcée sur la norme, jamais sur la note qui la résume. Traiter le wiki comme la référence revient à hériter silencieusement des choix faits pendant l'extraction : ce qui a été retenu, ce qui a été écarté, sous quel vocabulaire l'idée a été reformulée.
Pourquoi c'est important
Cela autorise ce qui paraît sinon imprudent : durcir les règles et tout réingérer. Une couche dérivée se détruit sans arbitrage, alors qu'on hésiterait longtemps devant une base considérée comme du capital.
Et cela donne un critère de citation. Ce qu'une note affirme doit pouvoir être rouvert dans le document d'origine ; une note qui ne renvoie plus nulle part a cessé d'être dérivée sans que personne l'ait décidé.
Nuances et limites
La régénération n'est ni gratuite ni fidèle : une nouvelle passe sur les mêmes sources ne redonne pas les mêmes notes, et la base d'après n'est pas la base d'avant en mieux.
Surtout, le travail humain déposé dans le wiki — une correction, un arbitrage entre deux sources, un lien posé à la main — n'est pas dérivé, lui. Il disparaît à la réingestion s'il n'a pas été remonté dans les règles.
Questions ouvertes
- Où consigner une correction faite à la main dans un artefact dérivé, pour qu'elle survive à sa prochaine régénération ?