Idée

Après un livrable, la question qui compte est de savoir ce qui reste

Idée principale

Une spécification est rendue, un compte rendu d'entretien classé, une réponse à appel d'offres envoyée. La question posée alors est d'ordinaire « où est le fichier ? » : elle vérifie qu'une sortie existe, ce qui était déjà acquis au moment de l'envoi.

La question utile est autre : qu'est-ce qui reste ? Quelles idées ont été stabilisées, quelles sources les soutiennent, quelles décisions ont été prises, quelles alternatives ont été écartées, quelles formulations ont été validées, quels points restent fragiles, quels éléments pourront servir à un autre public.

Si la seule réponse est « le document final », le travail a été consommé : il a produit une sortie sans rien laisser derrière lui.

Pourquoi c'est important

C'est un test, pas une exhortation — il se pose en fin de travail, il a une réponse énumérable, et cette réponse est vérifiable par un tiers.

Il sépare aussi deux situations qui se ressemblent vues de l'extérieur. Deux travaux peuvent avoir livré le même document et ne pas avoir la même valeur : l'un permet de refaire, d'adapter, d'expliquer et de défendre, l'autre non.

Nuances et limites

Le test ne dit rien de la qualité de ce qui reste. On peut laisser derrière soi beaucoup de matière inutilisable.

Et poser la question après coup arrive souvent trop tard : ce qui n'a pas été noté pendant le travail ne se reconstitue pas en fin de parcours.

Questions ouvertes

  • Faut-il poser ce test après chaque livrable, ou seulement quand un réemploi est plausible ?