Idée

Les règles de traitement et la matière qu'elles traitent ne tiennent pas dans le même fichier

Idée principale

Un fichier de contexte commence par accueillir tout ce qui arrive. Les informations sur l'immeuble, les prestataires, les chantiers — et, mêlées à elles, les consignes qui disent comment traiter un homonyme, où placer le seuil entre petits et gros débiteurs, comment reconnaître une même personne sous deux noms. Tout est utile, tout est au même endroit, et le fichier passe les mille lignes.

Ces deux contenus ne sont pourtant pas de même nature. Les uns décrivent la copropriété, les autres décrivent la manière de la décrire : c'est mélanger la recette avec les ingrédients. La règle s'écrit à froid et vaut jusqu'à ce qu'on la change ; la matière s'écrit au fil des mails et n'arrête jamais de croître. Les tenir ensemble fait que la partie stable est relue à chaque fois que la partie mouvante grossit, et qu'on ne peut modifier l'une sans traverser l'autre.

Un directives.md d'un côté, un context.md de l'autre : la séparation ne résout pas le problème de volume — la matière continue de gonfler — mais elle rend le reste possible. Tant que les règles sont noyées dans ce qu'elles gouvernent, aucun découpage ultérieur ne peut être posé proprement, parce qu'on ne sait pas ce qui doit être dupliqué dans chaque morceau et ce qui doit rester unique.

Pourquoi c'est important

Cela donne le premier découpage à faire, et il n'est pas celui qu'on croit. Devant un fichier trop gros, le réflexe est de le couper par sujet ; extraire d'abord ce qui n'est pas du sujet — les règles — coûte peu et évite de recopier les mêmes consignes dans quinze fichiers thématiques.

Cela fournit aussi une question de diagnostic applicable à n'importe quel document de travail partagé avec un agent : chaque paragraphe décrit-il le domaine, ou la façon de le traiter ?

Nuances et limites

La frontière n'est pas toujours nette. « Les débiteurs de moins de cent euros se suivent à part » est une règle de traitement qui contient un fait sur la copropriété, et elle devra être révisée en même temps que le fait.

Et la séparation ajoute un fichier à tenir : si les directives ne sont plus relues, elles continuent d'être appliquées sans que personne se rappelle pourquoi elles existent.

Questions ouvertes

  • Où placer une règle qui ne vaut que pour un seul fichier thématique — dans le fichier de règles commun, ou auprès de la matière qu'elle concerne ?