Terme

Directive

Définition courte

Règle de traitement écrite, permanente, qui dit à un agent comment traiter la matière entrante d'un contexte — et non ce que cette matière contient.

Définition détaillée

Au sens courant, une directive est une instruction impérative émise par une autorité ; au sens informatique, c'est une consigne adressée à un compilateur plutôt qu'au programme. Les deux sens partagent un trait utile ici : la directive n'appartient pas au contenu qu'elle gouverne.

Dans les articles de ce blog, le terme désigne une consigne de traitement rédigée par le détenteur du contexte, conservée à part de la matière — un fichier directives.md face à un context.md — et appliquée à chaque ingestion sans être redemandée. Elle s'écrit à froid, prescrit, et ne date rien.

Deux niveaux coexistent sous le même mot. Les directives génériques valent pour n'importe quel sujet : agrège, historise, découpe par thématique. Les directives métier ne valent que pour un contexte donné et encodent une connaissance de terrain : trancher un homonyme de prestataire par le sens du mail, reconnaître une même personne sous son nom de jeune fille et son nom marital, séparer les débiteurs à moins de cent euros des autres.

Usage terrain contre usage normatif : une directive naît presque toujours à l'oral, dans la conversation avec l'agent, et ne devient une directive au sens retenu ici qu'au moment où elle est écrite dans un fichier pour valoir à chaque fois.

Usage dans le domaine

Intervient dans les raisonnements sur la structuration de l'information entrante d'un contexte — le passage d'un fichier unique à un système multi-fichiers, la répartition de ce qui doit être dupliqué dans chaque fichier thématique et de ce qui doit rester unique, et l'évaluation de la maturité d'un contexte par le volume de ses règles spécifiques.

Synonymes et variantes

« règle de traitement » quand l'accent porte sur la fonction ; « directive métier » quand l'accent porte sur son caractère local ; « consigne » dans l'usage oral, avant écriture.

À ne pas confondre avec

  • Contexte — espace de travail durable rassemblant, autour d'un but, les sources, les notes, les décisions et les brouillons d'un même sujet. La directive dit comment traiter ce qui y entre ; elle n'est pas de la matière du contexte, et c'est ce qui justifie de la loger dans son propre fichier.
  • Mémoire de session — trace écrite au fil des échanges de ce qui a été fait, décidé et laissé en suspens, destinée à être rechargée. Elle date tout et ne prescrit rien ; la directive prescrit et ne date rien.
  • prompt — instruction adressée à un modèle pour une demande précise, consommée avec elle. La directive survit à la demande et s'applique aux suivantes sans être réécrite.
  • Distillation — opération qui réduit une matière à ce qu'elle apprend. La directive est la consigne qui gouverne l'opération, pas le résultat obtenu.

Exemples

« Quand une personne est citée par son nom de famille, trouver le prénom correspondant ; si deux prestataires portent le même nom, utiliser le sens de l'email pour désambiguïser. » Consigne inutile à un lecteur humain de la copropriété, indispensable à l'agent qui traite les mails à sa place.

« Sépare les petits débiteurs, moins de cent euros, des gros débiteurs. » Une règle de traitement qui transporte au passage un fait sur la copropriété — cas où la frontière avec la matière est la plus mince.

Ambiguïtés / débats

Le mot circule dans deux sens que rien ne distingue à l'oral : la consigne ponctuelle donnée dans une conversation, et la règle permanente écrite dans un fichier. C'est la seconde qui vaut ici, et la différence est opératoire — seule la règle écrite s'applique quand personne n'est là pour la rappeler.