Définition courte
Trace écrite en dehors de l'assistant, au fil des échanges de travail, de ce qui a été fait, décidé, rencontré et laissé en suspens — destinée à être rechargée au début d'une session ultérieure.
Définition détaillée
Le mot « mémoire » désigne d'ordinaire ce qu'un outil retient de lui-même : le modèle garde certains éléments jugés utiles, sans garantie sur ce qu'il restituera. Employé ainsi, il décrit une propriété de l'outil.
Dans les articles de ce blog, la mémoire de session est l'inverse : un artefact extérieur à l'assistant, tenu dans des fichiers Markdown déposés dans le dépôt du projet. Elle n'est pas ce dont l'assistant se souvient, elle est ce qu'on lui redonnera.
Trois traits la délimitent. Elle est journalière dans sa forme basse — un fichier par jour, en sections fixes — et condensée dans sa forme haute, un long_memory.md maintenu sous plafond. Elle est écrite automatiquement, à la fin de chaque tour de conversation, sans geste de désignation. Et elle est rechargée sur demande : la capture est continue, la restitution est un acte.
Usage dans le domaine
Employé pour désigner ce qui permet de reprendre un travail interrompu, et pour distinguer ce que l'on tient soi-même de ce qu'un assistant retient de son côté.
Synonymes et variantes
« mémoire d'agent » quand l'accent porte sur le destinataire plutôt que sur le moment de production ; « log de session » quand on parle uniquement de l'étage journalier.
À ne pas confondre avec
- mémoire native d'un assistant — ce qu'un outil retient de lui-même, rangé dans son installation et lié à la machine. Elle ne se versionne pas, ne se relit pas dans un éditeur, ne se déplace pas avec le projet.
- fichier de règles d'un projet — énoncé des conventions et interdits qui doivent toujours valoir. Il s'écrit à froid et ne date rien ; la mémoire de session date tout et ne prescrit rien.
- Contexte — espace de travail durable qui rassemble sources, notes, décisions et brouillons autour d'un but. La mémoire de session en est l'un des contenus, celui qui enregistre le déroulement plutôt que la matière.
- Mémoire active — mémoire d'organisation qui conserve, à côté des faits, ce qu'ils ont appris, sous une forme portable et gouvernée. La mémoire de session enregistre un déroulement ; la mémoire active conserve ce qui en est retenu.
- Persistance — geste par lequel un humain désigne un fragment qui doit survivre à l'échange. La mémoire de session obtient un résultat voisin sans ce geste : la sélection y est faite par un modèle selon un critère écrit d'avance.
Exemples
Reprendre le lundi matin un bug laissé en suspens le vendredi : la mémoire de session donne l'état du problème, ce qui a été essayé, ce qui a été décidé et ce qui restait à faire, sans qu'on ait à le ré-expliquer.
Ambiguïtés / débats
Le mot circule dans trois sens que rien ne distingue à l'oral — ce que le modèle retient, ce que l'outil stocke sur la machine, ce que le projet consigne dans son dépôt. C'est la raison d'être de cette entrée.