Idée principale
Un document arrive vendredi sur un concurrent. Pour mettre à jour sa fiche, le skill relit les analyses déjà produites sur ce concurrent — 102 000 tokens d'entrée — alors que la seule nouveauté en pèse cinq mille.
La dépense suit alors la taille de l'historique et non la quantité d'information nouvelle. Rien ne change dans l'usage, et le même geste coûte davantage chaque mois. Un mode incrémental rompt ce couplage : on repart de la synthèse existante et des seuls éléments ajoutés. Il a une condition — savoir ce qui a déjà été intégré, donc le tracer quelque part, par exemple dans le frontmatter de la fiche produite.
Pourquoi c'est important
Cela sépare deux régimes de coût qu'on confond facilement : proportionnel à la nouveauté, ou proportionnel au stock. Un skill du second type devient injouable sans que personne n'ait modifié quoi que ce soit, par simple accumulation.
Le diagnostic est donc à poser tôt : c'est une propriété d'architecture, pas un réglage.
Nuances et limites
Tout relire est parfois le travail lui-même : une synthèse qui doit rééquilibrer l'ensemble ne peut pas se contenter des ajouts.
Et l'incrémental dérive : chaque passe hérite des approximations de la précédente sans jamais les confronter à la matière d'origine. Il appelle une régénération complète de temps en temps.
Questions ouvertes
- À quelle fréquence faut-il une régénération complète pour rattraper la dérive accumulée par un mode incrémental ?