Idée principale
Un skill en huit phases n'est pas huit appels indépendants. Ce que la phase 3 a rédigé reste dans la conversation et est relu à chaque phase ultérieure — non pas une fois, mais autant de fois qu'il reste de tours.
Cette accumulation représente couramment quinze à quarante pour cent du coût réel, et elle n'apparaît sur aucune ligne du décompte étape par étape : c'est la principale source d'écart entre l'addition des étapes et la dépense constatée. Deux conséquences suivent. Le coût d'une étape dépend de sa position dans l'enchaînement. Et lire cinq fichiers dans un seul tour plutôt qu'en cinq tours successifs supprime quatre couches de report.
Pourquoi c'est important
Cela explique pourquoi un skill long coûte plus que la somme de ses parties, et pourquoi allonger un workflow d'une étape en apparence anodine n'est jamais anodin.
Cela donne aussi un levier que personne ne cherche spontanément : regrouper des lectures indépendantes n'accélère pas seulement, ça décharge le contexte.
Nuances et limites
C'est la grandeur la plus fragile d'un audit : elle ne se mesure pas, elle s'estime à partir des sorties précédentes.
Et ce report est parfois exactement ce qu'on veut : une phase de synthèse s'appuie sur ce que les phases antérieures ont produit, et l'isoler reviendrait à lui redonner la même matière autrement.
Questions ouvertes
- Comment interrompre l'accumulation entre deux phases sans priver la suivante de ce qu'elle a besoin de savoir ?