Idée principale
Un audit statique lit le contenu d'un skill et les fichiers qu'il manipule ; il ne l'exécute pas. Devant une branche conditionnelle, il retient le pire cas ; devant un appel web, il suppose une page de taille moyenne. L'écart annoncé avec la réalité est d'environ quinze pour cent.
Pour ranger des étapes dont les parts s'échelonnent de deux à vingt et un pour cent, cette précision suffit largement : l'ordre ne change pas. Pour affirmer qu'une optimisation a bien produit son gain, elle ne suffit plus — l'incertitude de la mesure est du même ordre que l'effet à démontrer. Valider un avant/après demande autre chose qu'un audit : une instrumentation qui relève la dépense réelle d'une exécution.
Pourquoi c'est important
Cela fixe ce qu'on a le droit de conclure d'un rapport d'audit, et ce qu'on ne peut pas en conclure : il priorise, il ne certifie pas.
Et cela protège d'un usage abusif fréquent — transformer une estimation en engagement chiffré devant un client ou une direction.
Nuances et limites
Quand l'écart attendu dépasse largement la marge d'erreur — une optimisation annoncée à moins quarante pour cent — la comparaison redevient concluante malgré l'imprécision.
Et instrumenter a un coût propre, qui ne se justifie que pour les skills les plus lourds ou les plus exposés.
Questions ouvertes
- Quel niveau d'instrumentation suffirait à trancher un avant/après sans réécrire le skill qu'on mesure ?