Idée

Un système de capture se juge sur la connaissance qu'il produit, pas sur sa complétude

Idée principale

Les questions d'outillage sont inépuisables : quelle application pour les pages web, laquelle pour les notes rapides, quel dispositif pour les PDF, quelle automatisation depuis le téléphone, quel classement, quels tags. Elles sont parfois utiles. Elles deviennent surtout une manière élégante d'éviter le travail — on peut passer plus de temps à améliorer la capture qu'à transformer ce qu'on capture.

Le critère qui permet de trancher n'est donc pas « mon système couvre-t-il tous les cas ? » mais « m'aide-t-il à produire de la connaissance ? ». Un système incomplet qui alimente réellement l'écriture vaut mieux qu'un système complet qu'on entretient.

Et la conséquence est inhabituelle : un système élégant peut être trop lourd. L'élégance ne rachète pas le coût d'entretien, elle le rend seulement plus agréable à payer.

Pourquoi c'est important

Cela donne une sortie à une boucle qui n'en a pas d'elle-même. Tant que le critère est la complétude, chaque trou découvert justifie une amélioration, et il y aura toujours un trou. Le critère de production, lui, se sature : au-delà d'un certain point, ajouter ne produit plus rien.

Cela réoriente aussi le diagnostic. Quand rien ne sort d'un dispositif de veille, la réponse spontanée est de changer d'outil ; la question à poser d'abord est de savoir si l'outil était en cause.

Nuances et limites

Un outil peut être réellement responsable d'une panne — un dispositif qui exige d'être installé rate les sources rencontrées en mouvement, et aucun critère de production ne corrigera cela.

Et « produire de la connaissance » ne se mesure pas au jour le jour. Le critère est bon à l'échelle de quelques mois, pas à celle d'une semaine creuse.

Questions ouvertes

  • Comment reconnaître, avant d'avoir perdu des mois, qu'une amélioration d'outillage est devenue une fuite ?