Idée principale
Deux gestes se ressemblent et ne jouent pas le même rôle. La capture documentaire garde une source complète — un article, un livre blanc, une vidéo, un document —, ou au moins une trace suffisante pour que la traçabilité tienne le jour où on la reprendra. Elle obéit à une logique de source : ce qui compte est de pouvoir revenir à l'original plutôt qu'à un fragment isolé.
Le log personnel est un autre espace et une autre forme. Il reçoit une question, une citation, une intuition, une remarque qui traverse une journée. Un fichier par mois, en ordre chronologique, suffit. Il obéit à une logique de pensée en cours : ce qui compte est la suite, pas l'unité.
Verser les deux dans la même boîte rend le système confus. Une citation croisée dans la journée n'a pas besoin de rejoindre la file d'articles entiers à traiter, et une question personnelle n'a pas la forme d'une source externe.
Pourquoi c'est important
Cela donne un critère de rangement qui ne dépend d'aucun outil : on sépare selon ce que l'élément exige ensuite. Une source demande une distillation, un fragment de pensée demande une relecture — deux traitements, donc deux endroits.
Cela désamorce aussi une part des faux problèmes d'organisation. Une file de captures qui paraît ingérable contient souvent deux populations mélangées, dont l'une n'avait jamais rien à traiter.
Nuances et limites
La frontière se brouille quand la pensée naît de la source : une remarque écrite en marge d'un article appartient aux deux. La règle pratique est de la rattacher là où se fera le travail suivant.
Et deux espaces au lieu d'un supposent que le second soit relu. Un log jamais rouvert n'est pas une pensée en cours, c'est un dépôt de plus.
Questions ouvertes
- Un log personnel relu tardivement conserve-t-il sa valeur, ou perd-il ce qui en faisait autre chose qu'une archive ?