Idée

La largeur du support technologique doit suivre le positionnement commercial, pas la faisabilité

Idée principale

Une fois admis qu'il faut céder des briques au client, la pente est de tout construire : Azure, AWS, GCP, SQL Server, PostgreSQL, Oracle, cinq fournisseurs de modèles, trois passerelles d'email, quatre passerelles SMS.

La question qui produit ce catalogue est « que pouvons-nous techniquement supporter ? ». Elle a toujours une réponse généreuse, et elle est mauvaise.

L'autre question est « que devons-nous supporter pour les clients que nous avons choisi de servir ? ». Si la quasi-totalité des grands comptes visés est déjà structurée autour de Microsoft, commencer par Azure et SQL Server se justifie — non parce que ce serait techniquement supérieur, mais parce que c'est ce qui maximise la capacité à vendre sur ce marché-là.

Pourquoi c'est important

La largeur du support se paie indéfiniment : chaque technologie supportée est une variante à tester, à documenter, à dépanner. Un catalogue construit sur la faisabilité crée une dette permanente au nom de clients hypothétiques.

Et l'exhaustivité ne se lit pas comme une force : elle signale souvent qu'aucun marché n'a été choisi.

Nuances et limites

Le segment visé change, et une largeur calée sur le segment d'hier devient une contrainte. La règle exige de rouvrir la question, pas de la trancher une fois.

Et un client hors segment mais très important peut justifier une exception — assumée comme telle, et chiffrée.

Questions ouvertes

  • À partir de quelle proportion de demandes hors segment faut-il reconsidérer le positionnement lui-même ?