Idée principale
La rentabilité d'une description de produit ne suit pas le nombre de fiches écrites, elle suit la complétude d'un périmètre. Un pan entièrement décrit — la facturation, disons — répond aux questions du support, de l'avant-vente, de la formation et des développeurs qui interviennent dessus, et il y répond sans qu'on ait à vérifier ailleurs. Cinq pans à moitié décrits ne dispensent aucune de ces vérifications : à chaque question, il faut rouvrir le code pour savoir si la réponse manquante manque vraiment.
La raison est asymétrique. Une description partielle n'apporte de la valeur que si l'on sait où passe sa frontière ; sinon son utilisateur doit toujours envisager qu'elle soit muette, et son coût de vérification revient intact.
D'où la condition d'exploitation : finir un pan avant d'en ouvrir un autre. Elle contredit la pente naturelle d'un tel travail, qui est de survoler largement pour montrer une couverture flatteuse.
Pourquoi c'est important
Cela donne une règle de séquencement opposable à la pression de montrer de l'avancement : le jalon utile est « ce périmètre est fini », jamais « n pour cent du produit est couvert ».
Cela vaut pour d'autres chantiers de connaissance — une documentation, un glossaire, une base de tests — dont l'usage ne démarre qu'au moment où un utilisateur peut cesser de douter sur une zone entière.
Nuances et limites
Le raisonnement suppose des périmètres réellement séparables. Sur un produit où tout dépend de tout, aucun pan ne se termine sans déborder, et la règle devient une consigne d'arrêt arbitraire plutôt qu'une condition de rentabilité.
Et une couverture large, même partielle, garde une utilité propre : elle sert à comparer les angles entre eux et à repérer où le produit est mal connu.
Questions ouvertes
- Comment annoncer la frontière d'un périmètre décrit pour qu'un lecteur sache, sans réfléchir, si sa question tombe dedans ou dehors ?