Idée

Un référentiel se réceptionne en rejouant les questions qui l'ont cadré, sans rouvrir le code

Idée principale

Les questions qui ont servi à délimiter le terrain d'un référentiel ne s'arrêtent pas au cadrage. Une fois un pan décrit, on les reprend une par une et on cherche la réponse dans les seules fiches — interdiction d'ouvrir le code, d'appeler un collègue ou de se souvenir. Ce qui ne se trouve pas là n'existe pas pour l'utilisateur du référentiel.

L'épreuve ne mesure ni le volume écrit ni la beauté du modèle : elle mesure la seule chose que le référentiel promettait. Et elle remonte un défaut d'un genre particulier — la règle écrite en général là où la question attendait le détail. « Certaines opérations exigent une validation » a l'air d'une règle, occupe la ligne d'une règle, et laisse la question sans réponse.

C'est le défaut le plus probable de ce genre de travail, et le plus difficile à voir de l'intérieur. Compter les fiches ne l'aurait jamais montré.

Pourquoi c'est important

Cela fournit une recette de réception qu'un tiers peut appliquer sans connaître le domaine : il lui suffit de poser les questions et de constater si la réponse sort. Le jugement du rédacteur sur son propre travail n'entre pas dans la mesure.

Cela fixe aussi la bonne unité de contrôle : une question satisfaite, et non une fiche écrite. Les deux ne varient pas ensemble.

Nuances et limites

L'épreuve ne dit rien de ce qui manque hors du champ des questions retenues : elle vérifie une promesse, pas une couverture. Un référentiel peut répondre à toutes ses questions de cadrage et ignorer des pans entiers du produit.

Et une question restée sans réponse n'accuse pas toujours le référentiel : elle peut désigner une zone où le produit lui-même n'a jamais tranché.

Questions ouvertes

  • Quand faut-il rouvrir le jeu de questions lui-même, puisque le produit et les usages évoluent plus vite que le corpus qui a servi à le cadrer ?