Idée

Un questionnaire préparé à 90 % en dix minutes mesure un document prêt à relire, pas des réponses prêtes à engager l'entreprise

Idée principale

Un questionnaire de cent quinze questions de sécurité, préparé à partir de faits vérifiés rangés par sujet, sort en une dizaine de minutes complété à 80 ou 90 %. Le chiffre est vrai, et il trompe.

Il ne veut pas dire que 80 à 90 % des réponses sont certaines et prêtes à engager l'entreprise. Il veut dire que le document est largement préparé : les réponses connues sont en place, leurs sources retrouvées, les points fragiles signalés, les informations manquantes devenues des demandes précises.

La relecture humaine reste indispensable ; ce qui change, c'est l'endroit où elle porte. Le relecteur ne fouille plus d'anciens fichiers et ne sollicite plus les mêmes personnes : il vérifie les engagements, arbitre ce qui peut être dit et se concentre sur ce qui est nouveau ou incertain.

Pourquoi c'est important

Cela évite de lire un gain de préparation comme un gain de certitude — la lecture qui ferait supprimer la relecture au moment où elle devient enfin efficace.

Cela donne aussi la bonne mesure d'un dispositif de préparation : non pas la part du document remplie, mais le temps que le relecteur passe sur ce qui mérite son jugement.

Nuances et limites

La répartition dépend du questionnaire : un prospect qui interroge des sujets jamais traités fait chuter la part préparée, et la base ne sert alors qu'à le montrer vite.

Le chiffre est une mesure d'usage personnel, sur une série de questionnaires ; il ne se transpose pas tel quel à une autre organisation.

Questions ouvertes

  • Comment mesurer la qualité d'une relecture qui ne porte plus que sur les engagements, quand le reste du document a l'air fini ?