Idée principale
Une note sur le contexte produit, une note sur la mémoire produit et une note sur le customer knowledge management peuvent être reliées entre elles sans que personne sache ce que ces trois termes recouvrent exactement. Le lien existe, il s'affiche, il se parcourt — et il ne transporte rien : les trois notes se croisent sans se comprendre.
Un réseau de notes tire sa valeur de ses liens, et un lien repose entièrement sur les mots par lesquels il est formulé. Si le mot est flottant, la relation l'est aussi, et le défaut ne se voit pas : rien ne signale un lien vide. On le découvre au moment de s'en servir, quand la note qu'on ouvre par le lien ne parle pas de ce qu'on croyait.
C'est la raison la moins évidente de tenir un glossaire : non pas rendre les notes lisibles une par une — elles le sont déjà — mais rendre fiable ce qui les relie.
Pourquoi c'est important
Cela déplace l'endroit où l'on cherche la faiblesse d'un réseau de notes. On l'attribue d'ordinaire au nombre de liens ou à leur qualité d'explication ; ce cas montre qu'un lien parfaitement expliqué peut être fragile parce que l'un des deux termes qu'il rapproche n'est arrêté nulle part.
Cela donne un critère pour choisir les mots à stabiliser en priorité : ceux qui apparaissent dans les titres des notes les plus reliées.
Nuances et limites
La fragilité n'apparaît qu'entre notes de domaines voisins : deux notes dont les vocabulaires n'ont aucun recouvrement ne risquent pas de se croiser sans se comprendre, elles ne se rencontrent pas.
Et stabiliser un mot ne répare pas rétroactivement les liens déjà posés sous une acception différente : ils restent à relire.
Questions ouvertes
- Comment détecter un lien devenu vide, alors que rien dans le réseau ne le distingue d'un lien solide ?