Idée principale
Quand chaque fiche d'objet mentionne les autres par un lien, les fiches et leurs liens forment un réseau, et ce réseau se visualise : un point par fiche, un trait par lien. Un lien qui pointe vers une fiche qui n'existe pas encore se voit immédiatement — il pend dans le vide.
Le réflexe outil est d'y voir une anomalie à résoudre en supprimant le lien. C'est l'inverse : ce lien est une commande de travail que la rédaction a passée toute seule. Une fiche « Commande » qui cite une pièce jointe désigne l'objet « Pièce jointe » comme restant à décrire, sans que personne ait eu à tenir une liste de tâches à côté.
La vue en réseau cesse alors d'être une jolie image : tant qu'il reste des liens dans le vide, il reste des fiches à écrire.
Pourquoi c'est important
Cela supprime un artefact de pilotage — la liste des objets à décrire — en le faisant produire par la rédaction elle-même. Le suivi n'a plus à être tenu à jour : il est un effet de bord de l'écriture, donc il ne se désynchronise pas.
Cela donne aussi un ordre de travail naturel : les objets réclamés par plusieurs fiches se voient à leur nombre de traits, et sont ceux qui manquent le plus.
Nuances et limites
Cette file d'attente ne contient que ce que les fiches déjà écrites réclament. Un objet central du métier que rien ne cite ne pend nulle part — c'est exactement l'angle mort du procédé, et la raison pour laquelle un réseau refermé ne prouve pas la couverture.
Le mécanisme suppose par ailleurs que le nom du fichier soit le nom de l'objet, faute de quoi les liens ne se résolvent plus tout seuls et l'anomalie devient bruit.
Questions ouvertes
- Faut-il autoriser un lien vers un objet qu'on a délibérément décidé de ne pas décrire, et comment le distinguer d'un oubli ?