Idée principale
Piloter Codex depuis un téléphone en se connectant au Mac qui le fait tourner résout le problème apparent — on travaille sans être devant la machine — et en laisse trois entiers : il faut que le Mac soit allumé, qu'il reste connecté, et que l'accès distant fonctionne. La mobilité obtenue est une mobilité conditionnelle, et ses conditions se tiennent à plusieurs centaines de kilomètres, sans personne pour les rétablir.
À domicile, la différence ne se voit pas : les trois conditions sont presque toujours réunies, et l'accès distant passe pour une solution. Elle ne se révèle qu'en déplacement long, là où la panne n'est pas rattrapable et où la journée de travail est perdue.
La seule façon de lever la dépendance n'était donc pas de mieux accéder à la machine, mais de la retirer de l'équation.
Pourquoi c'est important
Cela donne une manière de lire les solutions d'accès distant en général : elles convertissent une contrainte de présence en contrainte de disponibilité. C'est un bon échange quand la disponibilité est administrée par quelqu'un — un serveur, un service — et un mauvais échange quand elle repose sur un appareil personnel que personne ne surveille.
Et cela évite un diagnostic fréquent : croire qu'on a résolu un problème d'autonomie parce qu'on a résolu un problème d'accès.
Nuances et limites
Retirer la machine se paie : le système qui la remplace est plus lent et ne sait pas exécuter de scripts. Lever une dépendance échange rarement contre rien.
Et la démonstration ne vaut que pour une machine personnelle. Une même architecture hébergée sur un service administré tient les trois conditions par contrat, et l'accès distant redevient une réponse légitime.
Questions ouvertes
- Comment estimer, avant de partir, la probabilité qu'une des trois conditions tombe pendant l'absence, puisque aucune d'elles n'est instrumentée ?