Idée

La cohérence conceptuelle d'un logiciel devient mesurable dès qu'on sépare les concepts métier du bruit technique

Idée principale

La cohérence entre le code d'un logiciel et son modèle métier reste d'ordinaire implicite. Une ontologie tenue face au code permet de la rendre observable par quelques mesures : la couverture ontologique, soit la part des concepts métier repérés dans le code qui ont une représentation dans l'ontologie ; la traçabilité, soit le nombre de concepts reliés à leur implémentation par des références vérifiables ; le nombre d'incohérences confirmées et non résolues, qui donne une idée de la dérive ; et la proportion d'invariants associés à des tests exécutables, qui mesure la solidité du filet de sécurité.

Aucune de ces mesures n'est un indicateur de qualité absolu. Toutes dépendent d'une même capacité : distinguer un vrai concept métier d'une classe, d'une table ou d'un package qui n'est qu'un détail technique.

Pourquoi c'est important

Ces mesures proposent une alternative au comptage des lignes de code à l'heure où les agents en produisent beaucoup : suivre la cohérence conceptuelle d'un logiciel au fil de ses évolutions plutôt que son volume.

Nuances et limites

Si le tri entre concept et bruit technique est mauvais, chaque indicateur mesure du bruit avec précision. Les chiffres valent ce que vaut ce tri, et il est fait en partie par un LLM.

Questions ouvertes

  • Un indicateur de couverture ontologique résiste-t-il au réflexe de l'optimiser pour lui-même, en ajoutant au modèle des concepts qui n'en sont pas ?