Glossaire
Les mots que le livre emploie dans un sens précis, rangés par ordre alphabétique.
Absorber
Faire entrer chez soi une connaissance qui vivait dans un autre Contexte.
On absorbe quand la consultation ne suffit plus : parce qu'il faut figer la règle exacte
sur laquelle repose une décision, la reformuler pour son propre périmètre, ou parce qu'elle
doit rester disponible si le Contexte d'origine est archivé.
La copie ne devient pas pour autant une idée sans passé : elle conserve le Contexte dont
elle vient, la date de l'absorption et ce qui a été reformulé au passage. Sans cela, on se
retrouve un an plus tard avec une note juste dont on ne sait plus sur quoi elle repose.
Lire crée une dépendance ; absorber crée une responsabilité.
Archiver
Ranger un Contexte dont le travail est terminé, sans effacer ce qu'il a produit.
Une exploration qui aboutit propose à son entité ce qui décrit désormais le produit, puis
s'archive. Une hypothèse qui n'aboutit pas s'archive avec ce qui l'a arrêtée : ce n'est pas
un échec à effacer, c'est ce qui évitera de refaire le même chemin dans deux ans.
Un petit Contexte peut aussi atteindre son but, produire son livrable, et être archivé.
Sa valeur tient à la continuité qu'il a donnée au travail, et à la trace qu'il laisse si
l'on doit comprendre plus tard pourquoi le texte a pris cette direction.
Boîte aux lettres
Le fichier où déposer une idée qui vient hors séance — dans le train, au milieu d'une
réunion, sans accès au réseau.
Elle n'est pas une note : elle attend. À la prochaine ouverture, elle est relue, rapprochée
du travail en cours, puis absorbée au bon endroit. Elle peut devenir une tâche, une question
d'entretien, une note — ou disparaître si elle n'est plus pertinente.
Cadre
La zone qui répond à « pourquoi suis-je ici, et sous quelles règles ? » : la mission, les
directives, et ce qui sera lu à l'ouverture.
Elle change rarement, et pour cause : modifier la mission transformerait la façon de juger
toutes les sources, toutes les tâches et tous les résultats.
Catch-all
Le Contexte qui reçoit ce dont le sujet n'a encore aucun Contexte : une phrase entendue,
un document, une intuition.
Sans lui, il faudrait créer un Contexte par bribe d'idée — et l'on se retrouve avec
cinquante espaces sans consistance en quelques semaines. Avec lui, une convention de
rangement approximative devient tenable : elle sert à classer ce qui a une place évidente,
et rien de plus. Le reste attend, et se retrouve en décrivant ce qu'on cherche plutôt qu'en
se rappelant où on l'avait mis.
Il se vide dans l'autre sens que les explorations : le jour où un problème émerge, on crée
le Contexte qui lui correspond, puis on retourne voir ce que le catch-all avait gardé à
son sujet.
Checkpoint
L'état du Contexte figé à une date : ses compteurs et sa prochaine action, rien de plus.
Ce n'est pas une copie de l'état. Sa raison d'être est de pouvoir en comparer plusieurs, et
donc de répondre à une question que l'état seul ne permet pas : « où en étais-je quand j'ai
décidé ça ? ». Un checkpoint posé ne se retouche jamais.
Contexte
Un système borné par une mission humaine, dans lequel une IA organise et mobilise ce qu'on
sait, d'où on le sait, comment les éléments se relient et où en est le travail — afin
d'aider l'humain à atteindre son but sans repartir de zéro.
Ce faisant, il constitue un capital informationnel durable : la connaissance produite reste
disponible, s'enrichit dans le temps et peut servir à d'autres objectifs que celui qui l'a
fait naître.
Il se distingue d'une conversation par ce qui survit entre deux séances. Une conversation
range ses informations dans l'ordre où elles ont été dites ; un travail en demande un autre —
une consigne donnée au début doit encore s'appliquer à la fin, une décision ancienne doit
empêcher de rouvrir la même discussion.
Il reste volontairement incomplet. Sa force ne vient pas de sa capacité à tout contenir,
mais de sa capacité à mobiliser la bonne information au bon moment.
Contradiction
Deux propositions qui tiennent chacune et tirent la décision dans des directions opposées.
Le Contexte ne la résout pas et ne la lisse pas. Il conserve les deux et rend leur relation
explicite, ce qui évite deux erreurs symétriques : choisir trop tôt un camp, ou fondre le
désaccord dans une formulation vague qui ne gêne personne.
Toute incertitude ne mérite pas ce traitement. On le réserve aux tensions qui pèsent
réellement sur la suite du raisonnement ou sur la qualité d'une décision. Une contradiction
reste ouverte jusqu'à ce qu'une décision, une source nouvelle ou une reformulation la
résolve.
Entre deux Contextes, une divergence n'est d'ailleurs pas forcément une erreur : elle peut
être une différence de périmètre, ou deux lectures qui tiennent toutes les deux. Ce qui est
grave, c'est de l'ignorer.
Contrôle
Quelques vérifications mécaniques passées au moment de sauvegarder.
Les fichiers référencés existent-ils ? Les identifiants sont-ils uniques ? Chaque note
indique-t-elle ses sources ? Une source ajoutée mais non analysée est-elle signalée ? La
prochaine action est-elle explicite ?
Elles ne remplacent aucun jugement. Elles empêchent simplement une erreur de structure de se
faire passer pour un problème de pensée.
Couverture d'ingestion
Ce qui montre quelles sources ont réellement contribué aux notes.
Elle empêche de considérer comme assimilé un document simplement présent dans le dossier.
Un fichier posé prouve que la matière est disponible, pas qu'elle a été comprise.
Décision
Un choix qui structure le Contexte lui-même : comment on le range, ce qu'on charge à
l'ouverture, quelle règle on adopte.
À ne pas confondre avec le decision record, qui garde un arbitrage sur le sujet du travail.
L'une organise l'espace, l'autre engage le contenu.
Decision record
La trace d'un arbitrage : contre quoi on a tranché, ce qu'on a accepté de perdre, sur quoi
on s'est appuyé.
Il ne note pas seulement ce qui a été décidé, mais ce qui a été écarté et pourquoi — c'est
cette part-là qui manque toujours six mois plus tard, quand quelqu'un propose de refaire le
chemin déjà parcouru. Il survit à la décision qu'il justifie.
Dépendance aveugle
Une connaissance qu'on lit chez un voisin et dont on ignore qu'elle a changé.
Le lien est vivant, et c'est ce qu'on veut : une règle qui évolue chez celui qui en répond,
c'est le système qui fonctionne. Le problème n'est pas qu'elle bouge, c'est de ne pas le
savoir. Un Contexte sait de qui il dépend ; il ne sait pas quand ce dont il dépend a bougé.
C'est la moitié du mécanisme, et c'est celle qui coûte : on découvre l'écart en relecture,
quand le travail est prêt à partir.
Directives
Les règles propres à une mission : ce qu'on attend du ton, du format, de la méthode, et ce
qu'on interdit.
Elles vivent dans le cadre, à côté de la mission, et changent rarement — les modifier
transformerait la façon de juger toutes les sources, toutes les tâches et tous les
résultats.
Entité
Un Contexte consacré à un morceau du produit qui tourne en production et qui a ses règles.
Ce qu'il contient est établi, et il ne se referme pas : le produit continue d'exister. C'est
lui qui reçoit ce qu'une exploration a stabilisé le jour de la mise en production.
État
Ce que le Contexte sait de lui-même aujourd'hui : les acquis, les incertitudes, les dettes.
Il permet de distinguer un acquis d'une hypothèse, une action future d'une décision déjà
prise, une difficulté passagère d'une contradiction qui mérite de rester visible.
Il se réécrit à chaque consolidation. La synthèse, elle, ne fait que croître : l'état dit où
l'on en est, la synthèse dit ce qui est acquis pour de bon.
Fenêtre de contexte
La quantité de texte qu'une IA peut tenir présente à l'esprit en une seule fois.
C'est la raison technique pour laquelle un Contexte reste petit. Ce qu'on y entasse sans
nécessité dégrade son raisonnement au lieu de l'enrichir : traiter un sujet en s'imposant la
lecture de cinquante livres donne un moins bon résultat que deux ou trois références
correctement choisies. Une IA travaille de la même façon.
Fiabilité
Ce qu'on peut faire d'une source, indiqué à son entrée.
Ce niveau ne juge pas la source et ne la classe pas par mérite. Il dit comment s'en servir :
témoignage isolé, donnée vérifiée, document contractuel, hypothèse à confirmer.
Glossaire (du Contexte)
Le sens retenu d'un mot à l'intérieur d'une mission.
Une partie des désaccords vient du vocabulaire : deux personnes, ou deux notes, emploient le
même mot pour parler de choses différentes. Une entrée de glossaire fixe le sens local, dit
à quoi ne pas le confondre, et donne des exemples.
Cette définition n'a pas vocation à devenir universelle. Elle vaut ici, pour ce travail.
Graphe sémantique
Les relations déjà posées entre des notes, qui permettent de remonter d'un résultat à son
voisinage.
Une note voisine n'aurait parfois jamais répondu directement à la question posée. Elle
devient précieuse parce qu'elle montre dans quelles conditions l'idée s'applique, ou à quel
endroit elle cesse d'être vraie. Le graphe fait apparaître ce qu'on n'aurait pas pensé à
chercher.
Historique
La trace factuelle et datée de ce qui s'est passé.
Elle ne raconte pas joliment la séance : elle en garde les faits utiles — une source ajoutée,
une piste abandonnée, une décision prise, une note créée. On la consulte rarement, et elle
devient décisive le jour où l'état présent paraît incohérent.
Hypothèse
Un Contexte consacré à une idée qu'on instruit sur une entité, sans savoir encore où elle
mène.
Rien de ce qu'il contient n'est acquis, et c'est précisément pourquoi il vit séparé de ce
qui est stable : sans cette séparation, chaque supposition abandonnée laisserait ses traces
dans la description du produit, et l'on n'oserait plus rien supposer dans un endroit où tout
est censé être vrai.
Une hypothèse finit toujours par sortir du travail actif — versée dans son entité, ou
archivée avec ce qui l'a arrêtée. Celle qui ne fait ni l'un ni l'autre est une étude qui n'a
rien conclu.
Ingestion
L'opération qui lit une source et en tire des notes.
Elle ne fabrique pas un résumé du document : elle cherche les idées assez fortes pour être
comprises, discutées et réutilisées indépendamment de lui. Une même opération crée les notes
atomiques, les rapproche, et fait éventuellement apparaître une note thématique.
Ajouter n'est pas comprendre : un suivi d'ingestion distingue ce qui est présent de ce qui a
été réellement assimilé, ce qui empêche de tenir pour acquis un document simplement posé
dans un dossier.
Lire (chez un autre Contexte)
Consulter une connaissance qui reste chez son propriétaire et continue d'y évoluer.
Le lien est vivant : ce qu'on lit peut changer sans qu'on le sache. C'est souvent ce qu'on
veut — une règle qui évolue chez celui qui en répond, c'est le système qui fonctionne. Le
risque est de ne pas savoir qu'elle a bougé.
Lire n'autorise pas à écrire. Un Contexte qu'on lit beaucoup finit par ressembler à un
Contexte qu'on possède un peu, et c'est là que la règle se rappelle : ce qu'on a à dire au
voisin est une proposition, et la décision appartient à celui qui reçoit.
Livrable
Ce qui est produit pour quelqu'un : un article, une note de cadrage, une spécification, une
présentation, une décision.
Il emporte le résultat, pas le raisonnement qui l'a produit. Une réponse qui tient dans une
cellule de tableur ne dit ni d'où elle vient, ni ce qu'elle a coûté, ni ce qu'elle passe
sous silence — et six mois plus tard, c'est ce qui manque.
Plusieurs livrables peuvent naître de la même connaissance sans que l'analyse soit refaite :
chacun compose avec les notes selon son propre besoin et son propre public.
LLM Wiki
Une bibliothèque commune où des milliers de notes tirées de livres, d'articles et de normes
sont déjà structurées.
Il conserve massivement, mais il ne raisonne pas : il ne dit pas pourquoi une connaissance
compte dans le travail mené aujourd'hui, ni ce qu'on en a fait, ni contre quoi on a tranché.
Chacun paie le prix de sa force : le wiki gagne l'échelle et perd le fil, le Contexte garde
le fil et renonce à l'échelle. C'est pour cela qu'ils doivent se parler plutôt que fusionner.
Mission
Le but d'un Contexte, la question qu'il instruit et les limites qu'il se donne.
C'est elle qui permet de refuser une matière. Pour écarter un document, il faut pouvoir dire
« ça ne m'aide pas » — donc chercher quelque chose. Un Contexte qui porte une étiquette
plutôt qu'une question accueille tout ce qui touche de près ou de loin à son sujet, et
redevient le dossier fourre-tout qu'on voulait éviter.
Monde des idées
L'ensemble formé par les notes et le glossaire : des briques de connaissance qui ne sont plus
la matière brute et pas encore un résultat destiné à quelqu'un.
Une note en fait partie tant qu'elle cherche à stabiliser une connaissance plutôt qu'à
produire un effet sur un public. Elle ne doit donc pas devenir trop tôt une accroche
d'article, une slide ou un morceau de spécification.
Cette neutralité ne la rend pas vague : son titre affirme une proposition précise, son
contenu en expose les nuances, ses liens permettent d'en contrôler les fondations. Ce qui
reste neutre, c'est sa forme — elle n'est pas organisée pour servir un seul résultat.
C'est le capital réutilisable du Contexte : assez stable pour être retrouvé, assez
indépendant pour être recombiné.
Note atomique
Une idée stabilisée, tirée d'une source ou d'une conversation, qui tient debout toute seule.
Une source contient rarement une idée déjà prête : un entretien mêle des faits, des exemples,
des opinions, des hésitations et des détails propres à la situation racontée. La transformer
ne consiste pas à tout résumer, mais à en extraire ce qui peut être réutilisé.
Une idée forte n'est ni une formule spectaculaire ni une vérité définitive. Elle a un centre
de gravité clair, se comprend hors du texte qui l'a fait naître, et reste assez délimitée
pour être confirmée, nuancée ou contredite. Son titre porte une proposition, pas un thème.
Elle conserve son origine et ses limites, ce qui empêche de transformer un témoignage
particulier en règle générale. Elle n'est pas figée au premier jet : elle peut gagner une
nuance, une preuve ou une relation sans perdre son identité — mais une source qui affirme
autre chose ne l'enrichit pas, elle mérite sa propre note.
Note thématique
Une lecture des relations entre plusieurs notes atomiques.
Elle apparaît lorsque plusieurs idées forment un ensemble qui ne peut pas être réduit à une
seule proposition. Elle ne juxtapose pas des résumés et ne fusionne pas ses briques : elle
propose un angle, dit ce qu'elles permettent de comprendre ensemble, et montre ce qui reste
ouvert — y compris la tension que chaque livrable devra traiter différemment.
Problème
Un Contexte consacré à une question qui traverse plusieurs entités et fait naître des
hypothèses.
Ce n'est pas une fonctionnalité, et ce n'est pas non plus un gros sujet : c'est une question.
Un espace qui porte une étiquette plutôt qu'une question accueille tout ce qui touche de
près ou de loin à son domaine, et redevient le dossier fourre-tout qu'on voulait éviter.
Proposer
Le troisième geste entre deux Contextes, après lire et absorber.
Une exploration propose ce qu'elle a appris ; le propriétaire du Contexte visé décide de ce
qui entre chez lui. Ce n'est jamais une écriture chez le voisin : la décision appartient à
celui qui reçoit.
RAG
La recherche par le sens.
Elle retrouve les notes dont le sens se rapproche d'une question posée avec ses propres mots,
sans exiger le vocabulaire employé au moment où elles ont été écrites. Une note peut parler
de friction initiale, d'activation ou de délai avant la première valeur sans jamais employer
le mot cherché. Le RAG retrouve ce qu'on n'aurait pas su nommer.
Reprenabilité
La capacité d'un Contexte à être repris à tout moment.
Une interruption ne choisit pas son moment : une réunion commence, la batterie se vide, une
urgence prend la place du sujet. Le moment où la mémoire de reprise est la plus utile est
justement celui où l'on n'a pas préparé la fin.
Elle s'entretient donc pendant le travail, pas au moment de le fermer : les décisions
trouvent leur place lorsqu'elles sont prises, les tâches lorsqu'elles sont formulées, les
sources lorsqu'elles entrent. La reprise devient une propriété du système plutôt qu'une
discipline héroïque de l'utilisateur.
Reprise
Retrouver le sens du travail avant d'effectuer l'action suivante.
À distinguer de continuer, qui consiste seulement à connaître cette action. Une liste de
tâches indique qu'une source doit être traitée ; elle n'explique ni pourquoi elle est
prioritaire, ni quelle partie du travail elle doit éclairer, ni quel risque elle doit
permettre de corriger.
Reprendre demande un ensemble plus riche : le but poursuivi, l'endroit où le travail est
réellement arrivé, les décisions qui orientent encore la suite, les fragilités à ne pas
oublier, et une prochaine action assez précise pour recommencer.
Skill
Une procédure que le Contexte sait exécuter : ajouter une source, l'ingérer, sauvegarder,
contrôler.
Elle décrit un geste, pas un contenu. C'est ce qui permet de parler au Contexte sans
connaître l'organisation de ses fichiers.
Source
Ce qui a été reçu ou formulé, conservé tel quel.
Elle reste la preuve ; la connaissance, elle, vit dans les notes qu'elle produit. Un document
et son texte exploitable sont donc gardés séparés de ce que le Contexte en comprendra, et
une fiche dit d'où il vient, pourquoi il a été ajouté, si son extraction a réussi et quelle
confiance lui accorder.
Ce niveau de fiabilité ne juge pas la source : il dit comment s'en servir — témoignage isolé,
donnée vérifiée, document contractuel, hypothèse à confirmer.
Source de session
Ce qui se formule pendant le travail avec l'IA : une explication, une correction, une nuance,
une conviction tirée de l'expérience.
Elle ne se livre pas d'un coup, elle se construit au fil de l'échange. Elle ne devient pas
non plus un fait établi : elle garde son origine et pourra être confrontée à d'autres
sources. La parole de l'humain et celle de l'IA y restent séparées, pour qu'on puisse
distinguer une intention d'une proposition du système.
Source documentaire
Un document extérieur, entré figé : un courriel, un article, un livre, une page web, la
transcription d'un entretien.
Il arrive comme un objet déjà constitué et reste stable. Ce qui peut en être tiré vient
après, et ailleurs.
Synthèse
Ce qui est devenu durable et ne se discute plus.
Elle ne fait que croître, là où l'état se réécrit à chaque consolidation. L'état dit où l'on
en est aujourd'hui ; la synthèse dit ce qui est acquis pour de bon.
Todo
Les actions à accomplir.
Elle garde ce qui doit être fait même quand une interruption fait quitter le fil — et c'est
justement son utilité, puisque l'interruption ne prévient pas.
Traçabilité
La possibilité de remonter de chaque idée à la preuve qui la soutient.
Chaque note garde le lien vers ses sources, et les liens sont nommés : on distingue une
source qui confirme, une qui nuance et une qui contredit. Un niveau de confiance rend visible
ce qui repose sur plusieurs observations et ce qui reste hypothétique.
Sans elle, une note juste flotte un an plus tard sans qu'on sache sur quoi elle repose — et
c'est précisément l'état que tout le reste cherche à empêcher.